Résultat brut du pipeline Luca Paper, non modifié. Comment ça marche
BOFiP — doctrine fiscale
Comment sont imposées les plus-values de cession de titres de participation ?
Les plus-values nettes à long terme sur titres de participation font l’objet d’une imposition séparée au taux de 0 % pour les exercices ouverts depuis le 1er janvier 2007, mais une quote-part de frais et charges de 12 % du montant brut des plus-values de cession est réintégrée au résultat imposable au taux normal de l’impôt sur les sociétés (25 %), ce qui aboutit à une charge effective d’environ 3 % du gain brut .
Pour bénéficier de ce régime, les titres doivent revêtir la qualification de titres de participation. Sont visés les titres comptablement classés comme tels, les actions acquises en exécution d’une offre publique d’achat ou d’échange lorsque l’entreprise en est l’initiatrice, ainsi que les titres ouvrant droit au régime des sociétés mères sous réserve de détenir au moins 5 % des droits de vote de la société émettrice, à condition que ces actions ou titres soient inscrits au compte « titres de participation » ou à une subdivision spéciale d’un compte de titres. Sont toutefois exclus les titres de sociétés à prépondérance immobilière.
Les moins-values à long terme afférentes à ces titres de participation ne sont plus ni imputables ni reportables à compter des exercices ouverts à partir du 1er janvier 2007.
Enfin, les frais liés à l’acquisition de titres de participation (droits de mutation, honoraires, commissions…) ne sont pas déductibles immédiatement mais sont incorporés au prix de revient des titres ; la fraction correspondant à ces frais peut être amortie sur cinq ans à compter de la date d’acquisition .
Paragraphes sources cités
« VII. – Les frais liés à l'acquisition de titres de participation définis au dix-septième alinéa du 5° du 1 de l'article 39 ne sont pas déductibles au titre de leur exercice d'engagement mais sont incorporés au prix de revient de ces titres. Pour l'application des dispositions de la phrase précédente, les frais d'acquisition s'entendent des droits de mutation, honoraires, commissions et frais d'actes liés à l'acquisition. La fraction du prix de revient des titres mentionnés au premier alinéa correspondant à ces frais d'acquisition peut être amortie sur cinq ans à compter de la date d'acquisition des titres. »
« a quinquies. Pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2006, le montant net des plus-values à long terme afférentes à des titres de participation fait l'objet d'une imposition séparée au taux de 8 %. Ce taux est fixé à 0 % pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2007. Une quote-part de frais et charges égale à 12 % du montant brut des plus-values de cession est prise en compte pour la détermination du résultat imposable. Les titres de participation mentionnés au premier alinéa sont les titres de participation revêtant ce caractère sur le plan comptable, les actions acquises en exécution d'une offre publique d'achat ou d'échange par l'entreprise qui en est l'initiatrice et les titres ouvrant droit au régime des sociétés mères à condition de détenir au moins 5 % des droits de vote de la société émettrice, si ces actions ou titres sont inscrits en comptabilité au compte titres de participation ou à une subdivision spéciale d'un des comptes de titres quelle que soit, dans ce dernier cas, leur qualification comptable, à l'exception des titres des sociétés à prépondérance immobilière définis au troisième alinéa du a. La fraction des moins-values à long terme existant à l'ouverture du premier des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2006 afférente à des éléments exclus du bénéfice des taux définis au premier alinéa demeure imputable sur les plus-values à long terme imposées au taux visé au a, sous réserve de justifier la ou les cessions de ces éléments. Elle est majorée, le cas échéant, des provisions dotées au titre de ces mêmes éléments et non réintégrées à cette date, dans la limite des moins-values à long terme reportables à l'ouverture du premier des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2006. La fraction des moins-values à long terme existant à l'ouverture du premier des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2006, non imputable en vertu des dispositions du quatrième alinéa, peut être déduite des plus-values à long terme afférentes aux titres de participation définis au troisième alinéa imposables au titre des seuls exercices ouverts en 2006. Le solde de cette fraction et l'excédent éventuel des moins-values à long terme afférentes aux titres de participation définis au troisième alinéa constaté au titre des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2006 ne sont plus imputables ou reportables à partir des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2007. »
Fiches liées
Le PCG, la doctrine fiscale (BOFiP) et le Code général des impôts sont déjà intégrés à Luca Paper. Posez vos propres questions comptables et obtenez des réponses citées au paragraphe près.
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